samedi 14 mai 2011

Reprise des vols

Ca fait du bien de reprendre les vrais vols. Après quatre semaines passées dans le simulateur, on apprécie vraiment de retrouver la sensation de voler.

Avant de monter dans l'avion, depuis le tarmac, j'aperçois un Hercules C-130 à l'atterrissage. Rien à dire c'est une belle bête ...



Vu du cockpit ...



Ce même avion redécolle quelques minutes avant nous, pour larguer des parachutistes non loin de la côte. Pour la petite histoire, les parachutistes se posent sur la mer, et sont ensuite récupérés par un zodiac de l'armée anglaise. La technique pour le parachutiste consisterait à attraper une boucle solidaire du zodiac lorsque ce dernier passe à son niveau, pour ensuite pouvoir se hisser à bord du bateau avec l'aide d'un collègue à bord.

Bon, revenons à notre bon vieux Beech Duchess.


Hier, j'ai donc fait mon premier vol aux instruments pour la formation IR. Je démarre l'avion, fais les checks et taxie jusqu'au point d'attente où, après avoir complété les dernières vérifications et avoir obtenu la clearance de départ, mon instructeur me pose les fameux panneaux sur le cockpit afin de me cacher toute référence visuelle extérieure. Seule une petite ouverture subsiste en face de moi afin de pouvoir voir la piste au moment du décollage.

Juste après la rotation, mon instructeur se presse de rajouter le dernier panneau pour que je ne puisse cette fois plus rien voir : le pilotage aux instruments commence.

Ce premier vol est, comme prévu, consacré aux exercices maniabilité : décrochage, situations inusuelles sans l'horizon artificiel et sans l'indicateur de cap, virages serrés, etc. Les sorties de décrochage se font aux instruments cette fois, ce qui ne change pas grand chose pour être honnête. Aussi, il n'y a pas de différence notable entre le Duchess et le Piper arrow, par exemple, au niveau du pilotage lors des exercices de maniabilité.

Le Duchess est un avion très agréable à manier, stable et qui affiche un bon taux en montée. La rotation se fait toute seule. De plus, il n'y a pas de moteur critique sur l'avion (les deux hélices tournent dans le sens opposé), ce qui peut évidemment représenter un certain avantage. Voir : moteur critique d'un avion

A l'issue du vol, nous faisons une approche ILS, comme nous avons fait à plusieurs reprises dans le simulateur au préalable. Rien ne change, la phraséologie employée par les contrôleurs est la même, les techniques restent identiques. Ce qui diffère vraiment, c'est de sentir les mouvements plus ou moins saccadé de l'avion lors des corrections sur le localizer ou le glide.

A la DA (decison altitude), l'instructeur enlève les panneaux et j'atterris sur la piste 26.

L'après midi, nous allons jeter un coup d'oeil aux hangars de maintenance des Cessna Citations de l'aéroport...





Lundi, nous commençons les holds (ou circuits d'attente) sur Bournemouth.

Bon week end.

2 commentaires:

Air France One a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Air France One a dit…

Cool tout ça, tu avance c'est vraiment bien !

Bon vent !